samedi 24 juin 2017
 

Abiogenesis, le cosmos nouvelle thématique des films d’animation

une réalisation technique parfaite d’un espace sublimé

Straight into the galactic world

L espace, ou ne conviendrait-il pas mieux de dire le cosmos, est devenu un des thèmes récurrents des scénaristes de films d’animation. Il est vrai que le sujet est porteur si j’ose ainsi dire ! En effet non seulement il est accessible à tourtes sortes de propositions scientifiques ainsi qu’à une vulgarisation des pistes de recherches, il reste ancré d’une certaine manière dans le domaine enchanté du rêve, mais il permet aussi une inventivité formelle esthétique et graphique dont ce film intitulé Abiogenesis venu de Nouvelle-Zélande et que nous avons sélectionné est parfaitement représentatif. Un peu de poésie galactique, un usage maîtrisé et subtil des techniques digitales, un univers imaginaire qui se (...)

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Trois sculpteurs animaliers du XXe siècle : Godchaux, Guyot et Hilbert

Les justes héritiers de Barye

Three eminent French animal sculptors of the XXth century

L’animal a toujours fasciné les sculpteurs, du paléolithique à notre temps. D’authentiques écoles foisonnèrent dans la Rome antique comme à la Renaissance, dans la Florence des Médicis. Mais c’est, sans le moindre doute, le Paris du XIXe siècle qui vit la plus intense exaspération des recherches sur le rendu objectif, donc analytique, de l’aspect de la bête, d’abord domestique puis sauvage. Depuis une cinquantaine d’années des artistes comme Barye, Mène, Isidore Bonheur et autres Pautrot ou Moigniez ont été redécouverts et sont entrés au Panthéon de l’art. - Qu’en est-il du XXe siècle ? C’est seulement depuis moins de vingt ans que quelques galeristes précurseurs se sont entichés de ces maîtres, quelquefois (...)

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L’oeuvre du compositeur Florent Schmitt renait sous les décombres

Quand histoire politique et musique se télescopent et se fracassent

An interesting French composer once put aside

Nos compatriotes lorrains, y compris les plus mélomanes, oublient volontiers que leur région fut une pépinière de compositeurs importants aux XIXe et XXe siècles. Les plus érudits se souviennent des messins Ambroise Thomas (1811-1896) et Gabriel Pierné (1963-1937). Les mordus d’opéra savent, peut-être, que le Montmartrois Gustave Charpentier, père de la célèbre « Louise », est né à Dieuze en 1860. En revanche, il faut bien admettre que le Meurthe-et-Mosellan Florent Schmitt, né à Blamont en 1870 et disparu à Paris en 1958, est en grande partie marginalisé dans notre mémoire artistique régionale, en dépit de tentatives louables pour le sortir de l’oubli. Ainsi, un site Internet consacré au compositeur a été (...)

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Le choeur du Merton College d’Oxford en concert à Hombourg-haut

A famous English choir in concert in Lorraine

Il y a les grandes institutions musicales, les salles de concert de prestige, les festivals célèbres et puis ... il y a aussi dans notre belle France, des lieux improbables dédiés à l’art, des villages méconnus peuplés de notes et d’harmonies, des particuliers qui organisent et donnent chez eux des concerts, bref toute une myriade, tout un potentiel artistique et musical très souvent de très haut niveau (excusez ce terme de géomètre), une crypto-culture ardente et intelligente où la musique prend ses aises. Musique pour amateurs penseront certains ? Oui mais dans la subtile et fine définition de Jacques Copeau : « l’amateur est avant tout et étymologiquement celui qui aime ». Ainsi, l’humanité est (...)

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Saint-Exupéry atteint les sommets chez Artcurial

Des prix d’enchères exceptionnels

Tremendous success for Antoine de Saint-Exupéry’s drawings at Artcurial sale in Paris

L’enthousiasme pour Le Petit Prince d’Antoine Saint-­Exupéry (1900-­1944) ne se dément pas : en témoignent les formidables envolées d’enchères du 14 juin chez Artcurial. Les deux lots phare de la vacation, deux aquarelles ayant servi à l’illustration de l’édition originale du Petit Prince à New York en avril 1943 ont pulvérisé leurs estimations établissant un nouveau record du monde pour une aquarelle d’Antoine Saint-Exupéry vendue aux enchères. Les œuvres avaient été dévoilées en avant-première par Artcurial à Toulouse. La première aquarelle vendue 294.2200€ /332.446$ ( lot 81) a servi à l’illustration de la page 24 de l’édition originale (estimation originale (estimation : 110.000-140.00€, 121.000-154.000$. Le (...)

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Adagio un très beau film de Garri Bardine, hymne à la liberté

Un thème et une mise en image subtils

Nothing else than a mere animation movie or likewise an hymn to liberty ?

Garri Bardine est loin d’être un inconnu pour tous les lecteurs attachés à cette rubrique, en effet nous avons déjà diffusé de ce réalisateur russe Le Loup gris et le petit chaperon rouge ainsi que Un chat botté. Adagio est un film d’une toute autre nature ou plus exactement procède de concepts intellectuels et techniques différents. Ce film tout d’abord est porté par une musique ultra célèbre bien que controversée, le célébrissime Adagio d’Albinoni. Cette illustration musicale et son interprétation puissante et maîtrisée dans son intégrité sont sans doute aucun partie prenante de l’émotion ressentie. Le réalisateur Garri Bardine s’il construit son film s’adossant sur un air de musique fameux va cependant (...)

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Pompon (1855-1933), un sculpteur animalier surdoué

Stare at his bear at Musée d’Orsay

L’atelier de Rodin a vu passer de nombreux et talentueux sculpteurs débutants, dès le début des années 1880 et jusqu’au décès du maître en 1917. On y remarque le chef d’équipe Bourdelle et bien d’autres : Jules Desbois, Camille Claudel, ou un futur champion de l’art animalier : François Pompon. Originaire de Saulieu en Bourgogne, fils d’un menuisier-ébéniste qui lui apprit les rudiments de son métier, on le retrouve d’abord tailleur de pierres à Dijon (1870) puis élève de « la petite école » de Paris en 1875, sous la férule de Rouillard, sculpteur connu et professeur d’anatomie, qui lui fit découvrir le Jardin des plantes et ses animaux. Rappelons que Rodin lui-même fut élève de la petite école, terme donné au (...)

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Voyage photographique en Inde du Nord

Écarquillement des yeux, fascination, émotion

« A nation’s culture resides in the hearts and in the soul of its people ». Mahatma Gandhi

Après la Birmanie, voici l’Inde du Nord, Lydie Cerf nous ouvre à nouveau ses carnets de voyage, ses albums pour un magnifique périple dans l’Inde des Maharajahs. Il nous a fallu choisir parmi un incroyable nombre de photographies car l’Inde est un choc, un bouleversement, une ivresse, une explosion de couleurs et de contrastes sous un soleil brûlant. C’est un étourdissement, une griserie et un chambardement sensible. Aussi tout photographe est-il dans le bouleversement des sens happé par tant de sollicitations émotives et visuelles. . L’Inde du Nord c’est essentiellement l’Inde Moghol, c’est tout à la fois l’Inde des grandes architectures des forteresses et des palais avec leurs moucharabiehs qui (...)

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Rétrospective Alfred Sisley à Aix-en-Provence

De la tradition anglaise du paysage au summum de l’impressionnisme

He stands apart among impressionist painters, a work all dedicated to landscape paintings

C’est une très riche exposition consacrée à Sisley qui vient juste d’ouvrir ses portes à Aix-en-Provence. Plus qu’aucun autre impressionniste, Alfred Sisley (1839-1899) s’est voué corps et âme à la peinture de paysage, demeurant toujours fidèle aux principes fondateurs du mouvement. « Au centre du mouvement impressionniste, présent dans toutes les expositions impressionnistes, Sisley n’a jamais eu tous les honneurs qu’on lui devait. Cette présentation de son œuvre permet de comprendre comment ce peintre reste le plus impressionniste des impressionnistes. Je dirais même, « le seul vrai impressionniste », car c’est bien le seul qui n’a jamais dérogé à la règle », explique Sophie Hovanessian, directrice (...)

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366 Days, pour le meilleur ou pour le pire

Un film d’animation allemand

Daily life of an ambulance man

J’aime bien ce proverbe anglais : « Life is not all beer and skittles ! », ce qui signifie : La vie ce n’’est pas que de la bière et des jeux de quilles... C’est un peu comme ce film d’animation allemand 366 Days, objet de cette chronique. Une bluette, un petite chanson triste qui tourne dans la tête, un moment de tous les jours, mais froid et glacé ou presque, cependant ... Un monologue, un récit sobre et distancé, puis La Marche de Radetzky de Johann Strauss, cette scie rythmée et saccadée, cette marche militaire, l’indispensable des Concerts du Nouvel an qui fournit l’illustration musicale, le reste de l’accompagnement sonore : des bruitages, portières qui claquent, moteur qui tourne, sirènes (...)

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Le Roi Arthur : La Légende d’Excalibur sur les écrans

Attention çà décoiffe !

King Arthur, Excalibur a fantastic sword, the Round Table Knights ...

Le mythe arthurien est de retour sous la direction du fantasque Guy Ritchie. Accouplé avec le compositeur Daniel Pemberton, Guy Ritchie capable du plus mauvais comme de l’intéressant : Snatch, Sherlock Holmes. Il nous livre ici une version pop fantasy de la légende d’Excalibur et d’Arthur. Comme à son habitude, il va mélanger les styles et références pour moderniser cette légende millénaire. Le message desservi à grands coups de tambours ou cornemuses, et renforts d’effets trop spécieux : le sort de l’homme est scellé par sa destinée. Le presque trop shakespearien Jude Law souligne bien mieux cela avec certaines de ses tirades que la représentation du pouvoir d’Excalibur lorsque Arthur accepte de se (...)

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Mateo Hernández, un sculpteur animalier maître de la pierre

A gorgeous Spanish stone carver

Aujourd’hui, avec le recul du temps et les nombreuses exégèses à lui consacrées, nous avons une vue globale, très large, de ce que fut la révolution de l’art moderne : en gros la période qui s’étend de 1870 à 1940. Ce qui étonne le plus le commentateur novice, c’est le bouillonnement créatif de cette époque qui vit l’épanouissement de nombreux génies, quelles que soient les disciplines artistiques (peinture, sculpture, arts décoratifs, architecture, cinéma...). En ce qui concerne l’art tridimensionnel, la « figure de proue » en est Constantin Brancusi bien entendu, mais d’autres ont prouvé au monde toute l’étendue de leur palette sculpturale, à commencer par les tailleurs de pierre comme l’espagnol Mateo (...)

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Modern lovers, un roman américain comme cela, on en redemande !

Impertinent, drôle, attachant, un savoureux moment de lecture

A witty and funny novel with such congenial characters

Quand j’ai commencé la lecture de Modern love, j’ai tout de suite pensé aux Chroniques de San Francisco d’Armistead Maupin, les Chroniques d’Édimbourg d’Alexander McCall Smith ou Lady Yoga de Rain Mitchell (si vous n’avez pas encore lu ces auteurs, précipitez-vous chez votre libraire pour les acheter, les lire et les découvrir. Ces trois auteurs sont publiés par les éditions 10/18 (Hé non, je ne suis pas sponsorisé par cette maison d’édition). Mais je n’y ai pensé qu’au début, environ pendant une vingtaine de pages, et puis après je me suis rendu compte que je me trompais et que le livre que j’avais entre les mains était un roman, un roman de mœurs, de société, avec ses forces et ses faiblesses. Si je fus (...)

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Nostalgies et gloires maritimes de jadis

Chan-te le vent, ohé, ého, Hisse la voile, fier matelot Voguèrent alors nuit et jour Ohé du mousse, le vent te pousse *

French Navy heroic history of the Ancient Regime

J’avoue que je suis, comment dire, pantois, interrogatif après avoir lu Marins illustres de la France des temps jadis de Céline Fallet. Quand fut il écrit ? J’ai regardé la date du dépôt légal : 2017, il n’y a aucune mention d’une édition ancienne. Assez ancienne, entre 50 et 150 ans. J’ai cru vraiment retomber en enfance dans les années soixante, une vision de l’histoire pour le moins descriptive, sûrement pas analytique avec quelques impressions dues avant tout par une simplification qui va dans un sens : la gloire de la France. Lavisse aurait pu écrire ce livre, il n’y a aucune volonté d’objectivité, mais une thèse à défendre quitte soit à interpréter des faits soit ne valoriser que certains et pour (...)

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A propos de Wukali
WUKALI se veut une certaine idée de l’art, c’est à dire du plaisir de la connaissance, ce besoin fusionnel et intemporel de l’amour du beau qui nous rend tous plus humains, une autre perception de la communication et de l’information culturelle (...)
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