lundi 24 septembre 2018
 

Maman, un charmant film d’animation coréen de Chang Wooksang 장욱상

Une poésie simple et tendre

A Korean animation movie

La Corée est en pleine actualité et l’on se plait à rêver de paix pour la péninsule. Voici un charmant film de Chang Wooksang 장욱상, un réalisateur du « Pays du matin calme » comme il se définit lui-même. Une charmante histoire, celle d’une mère et de sa fille à qui elle consacre toute sa vie, tout son temps. Quand la petite fille devient femme, elle quitte le foyer maternel pour aller vivre avec l’homme de son cœur. En coréen le mot mariage 결혼 signifie aller à la maison du mari, donc quitter un univers familier. Tous les temps de la vie de femme se succèdent, bébé, petite fille, femme, épouse et mère. La mère se souvient, sobre et digne, et retourne comme en pèlerinage, en hommage respectueux, à la maison (...)

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Gabriële dans l’ombre de Picabia

Gabriële Buffet Picabia, de toutes les aventures de l’art au XXe siècle

Wife of Francis Picabia, brilliant and mysterious all together, in the tumult of arts.

Ses arrière-petites-filles, Anne et Claire Berest, l’appellent Gaby. Elles lui redonnent la place qui lui manquait dans l’histoire de l’art au début du XXe siècle. Gabriële Buffet Picabia (1881-1985) n’était pas une femme ordinaire. Elle était même « extra-ordinaire ». Elle et son époux, le peintre Francis Picabia (1879-1953) formaient « un couple monstrueux, monstres de génie ». C’est leur histoire qui est racontée par les deux jeunes femmes dans un livre admirable intitulé Gabriële et publié chez Stock. Une drôle de rencontre. Comme il l’agaçait ce Picabia dont on parlait tant ! Il représentait tout ce qu’elle détestait. En 1906, ils ont failli se rencontrer. « Ces deux-là se seraient sans doute (...)

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Les anges nous jugeront, quelques personnages en quête d’auteur

Un huis clos shakespearien

A contemporary novel on Shakespeare’s trail

Une ville, un parc, une tempête, un couple perdu dans la tourmente qui n’arrive pas à retrouver son chemin, ou tout au moins une sortie. Ils rencontrent un homme, Yves, un riche paysan qui vient à la ville dans l’espoir d’y rencontrer une compagne, lui aussi perdu. Ils trouvent refuge dans une cabane de jardinier occupée par un homme, Armand, et sa fille endormie (Miranda). S’ensuit une série de dialogue entre les protagonistes sur l’amour (permis et caché), la vie et ses hasards. Acteurs de théâtres, Eugénie et Frédéric semblent être des personnages totalement artificiels, toujours en représentation (essentiellement de Platonov d’Anton Tchekhov, maintes fois cité), n’arrivant pas à vivre pleinement la (...)

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La rose et le bourreau, un agréable roman picaresque de Patrick Pesnot

Une héroïne aventureuse et charmante dans la France du XVIIIè siècle

Adventure, sex, blood and glory in eighteenth century France

On connaît Patrick Pesnot, le journaliste talentueux, l’homme qui pendant des années nous invitait tous les samedis à s’instruire au niveau de la géopolitique, de l’histoire avec l’émission « Rendez-vous avec X » sur France-Inter. On connaît moins Patrick Pesnot l’écrivain, auteur d’une dizaine de romans dont l’intrigue se situe essentiellement au XVIII siècle. C’est le cas pour La rose et le bourreau, sa dernière création. Julienne ne supporte plus sa marâtre, son père, capitaine d’un vaisseau marchand n’est que rarement présent dans leur maison de Cancale. Aussi, part-elle en se déguisant en homme (bien moins dangereux quand on est seul que si on est une femme) en se faisant appeler Henri. Bien des (...)

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Éloge de la voiture, le vert paradis des amours mécaniques

Belles carrosseries et moteurs, esthétisme du siècle

Nothing else better than a car !

Dès l’introduction, Thomas Morales prévient le lecteur, il est un grand défenseur des automobiles. Il regrette l’évolution de la société qui est passé du tout automobile de l’ère pompidolienne à une condamnation de plus en plus forte. De plus, il regrette leur sophistication qui finit par « brider » le plaisir de la conduite. Et je ne parle pas de la surmultiplication des règles du code de la route, « liberticides » si nous suivons l’auteur. Thomas Morales a été élevé dans le monde automobile, c’est sa culture, il partage la même passion que son père. Et comme tout passionné, il a une connaissance quasi encyclopédique des automobiles. Enfin, si le lecteur que je suis peut apporter une nuance (ce que je me (...)

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Le monde de Franco Adami

Un plasticien au répertoire des formes universel

A contemporary artist

Franco Adami, né en 1933 à Pise, est l’un des sculpteurs contemporains les plus connus. C’est l’un des rares plasticiens utilisant des matériaux traditionnels dits nobles : marbres noirs de Belgique, marbres blancs de Carrare, onyx, porphyre, bronze. De ce fait, ses œuvres semblent devoir défier l’usure du temps.
 Rappelons que le coût du matériau lui-même est relativement élevé, et que le prix de revient du travail de ces matières l’est tout autant, car il implique l’existence d’un atelier dont l’artiste est le patron. Celui d’Adami est situé à Pietrasanta, près de Carrare, depuis 1971. Franco Adami. Formé à Pise puis à Cascina et aux Beaux-arts de Florence, sa maîtrise technique est remarquable : il (...)

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 « L’échine » de Chris Landreth, un film d’animation de larmes et d’amour

Un sujet déchirant

Excellent Canadian animation movie

Spine (L’échine) du réalisateur canadien Chris Landreth, attention, voici un film fort, bouleversant, on est aux antipodes du scénario tout sucre et miel, du produit « ready-made », du gloubi-boulga pour adulescents blasés. Deux temps dans ce film, le premier, la salle d’attente d’un psychologue- sexologue, quelqu’un en tous cas qui reçoit des couples, des hommes et des femmes en crise. Un homme et une femme expriment leurs angoisses, leur mal-être. Ils sont si différents l’un de l’autre, un couple à la Dubout, version tragique. La femme est extrêmement grosse et son mari est une espèce de maigrichon épuisé par la vie. L’image se fait très hyper-réaliste et emprunte aussi à l’imaginaire d’un monde (...)

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Le Château de Versailles acquiert un trésor national grâce à LVMH

La verseuse offerte par les ambassadeurs du Siam à Louis XIV rejoint les collections du musée national de Versailles et de Tianon

When the Siamese Ambassadors offered a goldsmith’s piece to the Sun King Louis XIV on behalf of their monarch, King Phra Naraï

La verseuse en argent réhaussé d’or (Chine, vers 1680-1685), offerte par les ambassadeurs du Siam à Louis XIV lors de leur venue à Versailles le 1er septembre 1686, a été acquise par l’Établissement public du château, du musée et du domaine national de Versailles, le 14 février 2018. Cette acquisition exceptionnelle, rendue possible grâce au mécénat de LVMH, permet de faire entrer dans les collections publiques nationales un objet présentant un intérêt historique, artistique et scientifique majeur. L’audience des ambassadeurs du Siam à Versailles en 1686 constitue l’un des épisodes les plus fastueux du règne de Louis XIV. Elle témoigne de l’intense activité diplomatique qui s’exerçait au château de (...)

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Circulus, un livre « dérangeant », un très bon livre pour cette rentrée littéraire

Un livre sur la révolte, la survie et l’espoir

Hyper poverty, shame upon our societies, a challenge for all human beings

Voilà un livre « dérangeant », qui ne peut laisser le lecteur indifférent, le premier livre, le premier roman de Marie Rouzin. Un livre initiatique, un livre sur la révolte, un livre sur la peur, un livre sur la survie, un livre sur l’espoir aussi. Une jeune femme se trouve (on ne sait pourquoi, de fait tout ce qu’elle a vécu avant cet instant nous sera toujours inconnu, mais cela est loin d’être déstabilisant, car elle est là, témoin, peu importe qui elle est, ce qu’elle a vécu, son point de vue, elle est « neutre », « objective », d’ailleurs elle est muette, enfin, elle s’abstient de parler durant toute l’histoire, sauf... sauf quand il faut qu’elle témoigne, qu’elle délivre le message dont elle est la (...)

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Mona Lisa souffrait-elle d’hypothyroïdie ?

Fière d’elle et thyroïdienne, telle est la question !

The coalescing meeting-point between sciences and medicine with Art history

Mona Lisa souffrait-elle d’hypothyroïdie ? C’est la thèse qu’expose deux cardiologues américains dans un article paru dans une revue médicale et relayé par le magazine LiveScience. Ces supputations sont intéressantes, elles sont libres et intelligentes, et si l’on n’en connaitra évidemment jamais le bien-fondé, elles se structurent à l’exacte conjonction de la science ( la médecine ) et de l’histoire de l’art (nul doute qu’elles intéresseront les lecteurs et chroniqueurs émérites de Wukali...). Les docteurs Mandeep Mehra, chef de service cardiologie et circulation vasculaire de l’hôpital gynécologique de Boston et son assistante pour cette étude le docteur Hilary Campbell de l’université de Californie, (...)

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Caspar David Friedrich, romantisme tragique et mystique dans le paysage

Spititualité et mysticisme au coeur du paysage

A tragic and religious spirituality within the landscape itself

Si nous pensons aux peintres allemands les plus talentueux, le nom de Durer vient en premier. Il est suivi de ceux des expressionnistes locaux : Nolde, Pechstein ou Kirchner, ainsi que de ceux du dadaïste Grosz ou du surréaliste Max Ernst. Peu d’entre-nous connaissent le plus doué d’entre-eux : le paysagiste romantique Caspar David Friedrich (1774-1840). Il est pourtant, et de loin, celui dont le génie est le plus absolu, le plus pur et le plus spiritualisé. Son enfance est frappée du sceau du malheur : il perd sa mère et sa sœur Élisabeth à 7 ans, son frère Johann se noie dans la Baltique lorsqu’il atteint les 13 ans et sa sœur Maria disparaît quatre ans plus tard. Ces événements le marqueront à (...)

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Fyodor Khitruk grand amoureux du cinéma

Un rebelle subtil du cinéma russe d’animation

Animation movie was his life

« Man in the frame » et« Film, Film, Film », terminent la série que nous avons consacré au réalisateur russe Fyodor Khitruk (Фёдор Саве́льевич Хитру́к). Tout au long de ce parcours, nous avons pu voir le cinéaste évoluer dans des registres de création originaux du point de la technique comme de celui des thèmes abordés et jusqu’aux publics. « Man in the frame » ( L’homme dans un cadre) est tout particulièrement intéressant. La technique n ‘est certes pas révolutionnaire, rappelons que le film a été réalisé en 1966, le sujet est bien amené, celui d’un cadre qui gravit tous les échelons de la compagnie dont il est membre pour accéder au poste de direction final. Deux hypothèses peuvent être retenues : le système de gestion (...)

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Les courtiers en art : de l’ascaris à la « La Chaîne des Rôtisseurs »

Où l’on découvre des pratiques peu reluisantes

The so-called art consultants and related partners !

Ils n’ont pas leur pareil. Et pourtant, ils le sont tous, ou presque. Si on fait l’effort de jauger sous le velours des apparences... Ils se nomment : directeurs de collections, conseillers artistiques, consultants en investissements plastiques, chercheurs d’art, coaches en peinturlure, grands manitous du canvas onéreux, marlous de la surface tarifée, tapineurs à la petite commission .... « Le petit sou ! Le petit sou ! » clamait Piccoli dans « Le Sucre » de Jacques Rouffio (1978). Je périphrase en extrapolant un peu, pardonnez-moi. Sous ces appellations non-contrôlées, la piquette se réduit au terme de « courtier ». Du moins, disait-on comme ça du temps de mon Pépé qui n’était pas de la partie. (...)

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Spip, le merveilleux petit écureuil roux de Spirou

Joyeux compagnon, raisonneur et bougon

A tiny furry pet with a solid personality, a congenial long tailed hero

Qui ne connaît Spip, membre permanent de la bande dessinée « Spirou et Fantasio » ? Il apparaît dès 1939, inventé par Rob-Vel, le dessinateur français créateur de la série. Rappelons qu’en dialecte wallon, un « spirou » est un écureuil. Il est le premier compagnon de Spirou, avant que ne les rejoigne Fantasio, dont la première représentation graphique fut de Jijé, deuxième dessinateur de la série. Mais le Spip qui nous intéresse, c’est celui de Franquin qui reste le seul et unique dessinateur de la série pour tous les vrais amateurs : ses continuateurs furent, et sont toujours, insipides. Franquin. Spirou et l’héritage (1946). Spip est un écureuil roux européen, avec des poils sur les oreilles et une (...)

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A propos de Wukali
WUKALI se veut une certaine idée de l’art, c’est à dire du plaisir de la connaissance, ce besoin fusionnel et intemporel de l’amour du beau qui nous rend tous plus humains, une autre perception de la communication et de l’information culturelle (...)
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