mardi 23 août 2016
 

La VAGUE, un film d’animation pour vos vacances !

De la légèreté dans toutes choses, du professionnalisme mesuré

An antidote to climate warming...!

Si Ducros se décarcasse avec ses épices pour satisfaire ses gourmets de clients, le choix pour moi d’un film d’animation pour cette rubrique hebdomadaire est souvent moins simple qu’il n’y parait. Mais c’est le 20 août, les Jeux Olympiques, encore le temps des vacances, la plage et le soleil (pas toujours), alors foin de nos misères elles sauront bien revenir et poursuivons avec cette fantaisie imaginée par les étudiants de l’ESMA. Trois soeurs, manifestement polynésiennes, donnent de toutes leurs forces pour faire baisser le niveau de la mer qui menace leur paillote installée en plein océan au sommet d’un échafaudage brinquebalant. Quand tout à coup surgit une vague, pas n’importe laquelle, La (...)

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Niccolo Paganini le diable du violon

L’âme du romantisme

Not only his virtuosity impressed the artists of his epoch, but he embodied in fact the soul of the Romanticist period

Considéré comme le plus grand violoniste de tous les temps, Niccolo Paganini est né à Gênes en 1782 et mort à Nice en 1840. Il composa sa première sonate à l’âge de huit ans et donna son premier concert six mois plus tard. Il fit des tournées dès ses quinze ans. Il gardait le mystère sur ses techniques de jeu, devenant ainsi le premier musicien à gérer sa carrière comme un publiciste actuel le ferait ! En plus d’une technique spécifique, il disposait d’une morphologie particulière : bien que de taille normale, ses mains possédaient une extensibilité hors-normes. Son ouïe était de qualité supérieure à la moyenne. Deux musiciens contemporains ont marqué Paganini : Frédéric Durant, violoniste polonais croisé (...)

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Pietro Tacca : la statue équestre de Philippe IV ( La statuaire équestre 6)

Un sculpteur toscan du Baroque commençant en Espagne

A non attained majesty

Pietro Tacca (1577-1640) est un artiste florentin formé dans l’atelier de Jean de Bologne. Il est le meilleur sculpteur toscan du Baroque commençant, ce qui ne signifie pas qu’il soit plus qu’un homme de talent, loin de là. Entré à l’âge de quinze ans chez son maître qui était, lui, un authentique génie, il en devint le premier assistant en 1601. La mort de son patron en 1608 en fit le nouveau chef de l’atelier puis, en 1609, il fut nommé sculpteur officiel du grand-duc de Toscane. Ce qui signifie un manque de grands talents dans l’Italie de l’époque, début de l’âge Baroque. Il réalisa de nombreux travaux pour son commanditaire principal mais son chef d’œuvre fut sa dernière commande : le grandiose (...)

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Calvo, La bête est morte (1944-1945). La Bande dessinée au combat

Un grand illustrateur injustement oublié

When comic strips mean resistance against the evil

Edmond-François Calvo (1892 Elbeuf / 1957 Paris), auteur et dessinateur de bandes dessinées, injustement oublié du grand public de nos jours, reste un des grands précurseurs d’avant-guerre pour tous les fans du neuvième art. L’artiste est issu d’une famille de commerçants normands il dirigea d’abord une fabrique de sabots, puis fut aubergiste jusqu’en 1938, tout en collaborant au « Canard enchaîné » comme caricaturiste (1919/21). Après la vente de son auberge, il réalise son rêve de devenir illustrateur et dessinateur de BD à plein temps. Le sommet de son œuvre graphique demeurant « La Bête est morte » pour sa puissance expressive quasi-démoniaque, pour son retentissement dans le pays « dans le (...)

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L’infâme tromperie de Terezin, antichambre d’Auschwitz

La monstrueuse histoire des compositeurs juifs déportés à Terezin et gazés à Auschwitz

Jewish music composers detained in Terezin and slaughtered in Auschwitz concentration camp

Leurs mémoires auxquelles on rendit tardivement hommage… On a occulté pendant quatre voire cinq décennies après la Seconde Guerre mondiale, tout un pan de la création musicale de compositeurs juifs proscrits par le régime hitlérien et dont les œuvres avaient été écrites et jouées dans des conditions très particulières dans les camps de concentration et plus spécialement celui de Theresienstadt appelé aussi Terezín, situé à 50 km au nord de Prague. Jusqu’à ce que l’on ressuscite progressivement les œuvres de ces musiciens qui les ont composées dans leur ghetto ou auparavant, et dont on a peu à peu honoré la mémoire que l’on célèbre à l’occasion de chaque anniversaire de la Libération dont le 70e cette (...)

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Barras, une biographie attendue sur un personnage controversé

Un personnage qui a marqué l’Histoire de France

The man who discovered the young Napoleon Bonaparte

La biographie de Barras était tant attendue, Christiane Le Bozec signe là un travail de recherche historique conséquent, Il y a peu, dans Wukali, je faisais un compte rendu de lecture de labiographie de l’impératrice Joséphine, biographie qui nous faisait découvrir la vraie personnalité de la première épouse de Napoléon, loin des clichés, rumeurs, médisances que certains de ses contemporains ont rependus sur elle et que plus d’un se sont empressés de véhiculer de préférence en les grossissant. Un d’entre eux fut Barras qui, il faut bien l’avouer, est lui aussi victime d’une « légende noire » dont les racines sont à trouver dans la famille Bonaparte. Pourtant, si Napoléon est devenu Napoléon, c’est aussi (...)

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Bonneville, un premier roman braque et savoureux de Laurent Saulnier

Un héros un peu déjanté et falot qui devient tueur en série

A first novel, just brilliant !
When some sort of a halfwit turns into a serial killer

Bravo Laurent Saulnier ! Un premier roman tout à fait bien ficelé, une intrigue surprenante, bref un excellent moment de lecture. C’est l’histoire d’un mec, un jeune garçon légèrement, très légèrement dérangé au niveau du cerveau, une sorte d’autiste vivant renfermé sur lui même. Le cadre est peu réjouissant. Ses parents ont aménagé avec sa sœur et lui dans une ancienne maison de garde-barrière coincée entre la voie ferrée et l’autoroute. Le père est mort un jour dans son fauteuil, la sœur est partie, travaille à la supérette de la ville, restent la mère et ses poules et lui qui est employé à la station service de l’autoroute. Il a une ambition : devenir le manager de la station service et un rêve : partir avec (...)

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Florence Foster-Jenkins de Stephen Frears Ou Les vestiges de la libido

Stephen Frears en subtil analyste, un regard tranchant et posé

« Jenkins charged at the repertoire’s most challenging arias like a blind, braying, three-legged horse in a steeplechase, rarely clearing a musical hurdle ». in Slate

. Il est bien évidemment tentant de comparer l’œuvre de Xavier Gianolli « Marguerite » distribué en 2015 et celle de Stephen Frears sur les écrans cet été 2016. Les critiques ne s’en privent pas attribuant, le plus souvent, la palme au film français et créditant le film anglo-saxon d’un « peut-mieux-faire » sans nuances au motif que le film de Frears n’a pas le souffle et l’épaisseur de ses précédentes productions : Les Liaisons dangereuses, The Queen…… L’exercice, pour médiatique qu’il soit, est assez vain car les deux films se déploient dans des thématqiues, selon moi, très différentes pour ne pas dire opposées . Xavier Gianolli en s’inspirant sans jamais la nommer de la célèbre cantatrice Florence (...)

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Et le chat revint... The cat came back, un dessin animé canadien

Attention chat-rivari

But the cat came back the very next day.
The cat came back. They thought he was a goner,
But the cat came back. He just wouldn’t stay away

Au départ c ’est une petite contine, une de ces petites chansons que l’on chante aux enfants, puis cela sert de thème conducteur pour un scénario de dessin animé. C’est un Canadien, Cordell Barker, qui a l’idée d’inventer ce personnage et ce chat en 1988. Brassens, mon cher maître, aurait pu le nommer « gros dégueulasse », il semble inspiré par Reiser, assez répugnant, deux tifs sur le caillou, des gobilles comme des litchis sortis de la boîte de conserve, le futal trop grand sur un ventre obèse, un pif bourgeonnant comme celui d’un pinardier obscène et une bouche, je ne vous dis que cela, comme une tinette à raclures... Il n en faut pas plus, un sujet très simple : un jour un personnage que l’on nommera (...)

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Léonard de Vinci : Le cheval Sforza et le monument Trivulzio. (La statuaire équestre 5)

Quand Léonard s’amuse à l’art statuaire

Leonardo’s aborted trials in statuary art

On imagine bien qu’un génie universel touche-à-tout comme Léonard de Vinci (1452-1519) ne pouvait que s’intéresser à l’idée de la statue équestre. Ce fut même le motif officiel de sa venue à Milan, vers 1482. Le Cheval Sforza Cette année-là, Ludovic Sforza dit « le More », usurpateur du titre de duc de Milan suite au meurtre de son frère aîné, chargea Léonard d’un travail unique : ériger la plus grande statue équestre au monde, un monument en l’honneur de son père François Sforza, duc de 1452 à 1466, fondateur de la dynastie du même nom, tout au moins l’espérait-il... Vers 1485, sa première vision de l’œuvre montre un cheval maîtrisé portant un cavalier dynamique. Sous le sabot avant droit du (...)

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« Métamorphose d ’un crabe », la prison côté gardien

Regard multifocal sur l’univers carcéral

Prison vs warden

Dans ce roman, Sylvie Dazy nous fait vivre l’univers carcéral vu du côté d’un gardien, récemment dans son roman Quartier femme écrou 10970, Dominique Bohpetit nous décrivait ce même univers mais vu du côté d’une détenue. Ces deux écrivains sont tout aussi légitimes pour parler de la prison car c’est un endroit qu’elles connaissent bien, qu’elles ont et qu’elles continuent de fréquenter de par leurs obligations professionnelles : Sylvie Dazy a suivi une formation d’éducatrice et s’est vu confier la réinsertion des détenus des prisons de La Santé et de Fleury-Mérogis, Dominique Bohpetit est une avocate spécialisée dans le droit pénal. Deux visions d’une même problématique (l’enfermement) à partir des deux (...)

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« Premiers Métros », les photographies de cette « France qui se lève tôt »

Pris sur le vif très tôt le matin dans le métro à Paris

Who are the metro travelers in Paris Metro at 5.50 a.m ?

Au hasard de nos pérégrinations sur le réseau social Twitter, nous avons rencontré le jeune et prometteur photographe amateur Julien Bottriaux. Acteur de la promotion de l’économie sociale et solidaire (ESS) de profession, il est aussi le fondateur du projet Premiers Métros , projet humaniste et valeureux puisqu’il s’agit de se lever chaque matin très tôt pour découvrir qui sont ces personnes qui prennent à Paris le « Premier métro » aux alentours de 5h30. Julien nous a fait le plaisir de se prêter à une interview pour que nous puissions ainsi présenter son travail aux lecteurs de WUKALI. Son projet s’inscrit dans le prolongement de son engagement au Palais de la femme, où il intervient depuis deux (...)

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Hiroshima, un film d’animation de Keiji Nakazawa retrace l’événement

はだしのゲン Hadashi, les personnages se délitent sous nos yeux comme des pantins de cire

Animated Hiroshima

Lundi 6 août 1945, à exactement 8 h 16 minutes 2 secondes, la première bombe atomique explosait à Hiroshima. Aujourd’hui même, voilà soixante et onze ans. Keiji Nakazawa 中沢 啓治, est un auteur de mangas, très célèbre au Japon, il est né à Hiroshima et s’y trouvait le jour de l’explosion, il avait alors 6 ans. Avec sa mère, il fut un des rares rescapés. Arrivé à l’âge adulte il consacra toute son énergie à dessiner, réaliser des caricatures et des mangas. Ses personnages sont très caractéristiques et facilement identifiables, son style a marqué toute la nouvelle génération des dessinateurs de mangas. Son premier dessin animé ( Pluie noire) que nous avons d’ailleurs déjà présenté dans Wukali, évoque cette ondée noir (...)

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Verrocchio : Le Colleone. ( La statuaire équestre 4)

Andrea Del Verrocchio (1435-1488) fut un très réputé sculpteur, peintre et orfèvre florentin. Dans son atelier furent formés Lorenzo Di Credi, Ghirlandaio, Perugin, Botticelli et Léonard De Vinci. Arrivé àVenise suite à une commande officielle de la République : la création de la statue équestre d’un Condottiere célèbre, le Colleone, il y travailla de 1483 à sa mort en 1488. L’œuvre était terminée mais non fondue à sa disparition. C’est le sculpteur Leopardi qui se chargea de la fonte. La sculpture fut érigée sur « le campo dei Santi Giovanni e Paolo », devant la basilique San Zanipolo, à Venise. Ses dimensions sont : 400 x 380 cm. Bartolomeo Colleoni fut un des plus célèbre Condottiere (militaire mercenaire) (...)

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A propos de Wukali
WUKALI se veut une certaine idée de l’art, c’est à dire du plaisir de la connaissance, ce besoin fusionnel et intemporel de l’amour du beau qui nous rend tous plus humains, une autre perception de la communication et de l’information culturelle (...)
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